Réponse courte : qu'est-ce qu'un Pecha Kucha ?
Un Pecha Kucha est une présentation orale de 20 slides, affichées 20 secondes chacune, soit 6 minutes et 40 secondes. Les images avancent toutes seules. Vous ne pouvez ni rester plus longtemps, ni revenir en arrière. Une image porte une seule idée, et le texte à l'écran reste rare. Le format sert pour un compte rendu, un pitch ou une séquence de formation, dès qu'il faut parler sans lire.
La préparation se fait avant le jour J. Vous choisissez 20 images, vous écrivez une phrase par image, vous répétez avec un minuteur. Le défilement fait ensuite le rythme à votre place.
Le format Pecha Kucha : 20 slides de 20 secondes
Le Pecha Kucha naît en 2003 à Tokyo. Les architectes Astrid Klein et Mark Dytham veulent des soirées où chacun parle, sans qu'une personne monopolise la salle. En japonais, le nom désigne le bavardage. La règle n'a pas changé : vingt images, vingt secondes, avance automatique.
Vingt fois vingt secondes, cela fait 400 secondes, donc 6 minutes et 40 secondes. La slide suivante arrive même si votre phrase n'est pas finie. Vous ne pouvez pas vous réfugier dans une lecture.
Un PowerPoint classique vous laisse le clic. Le guide pour réussir une présentation PowerPoint traite ce cas : vous décidez quand passer. Ici, le logiciel décide. Vous écrivez vingt répliques, calées sur vingt images, pas un document projeté.

Le temps se prépare comme tout temps de parole : on chronomètre à voix haute, on coupe, on ne compte pas sur l'improvisation. En Pecha Kucha, la slide ne vous attend pas. Si la phrase de la slide 7 déborde, elle mange le début de la slide 8.
Pourquoi le Pecha Kucha marche à l'oral
Le public ne peut pas lire un paragraphe et vous écouter en même temps. Une slide chargée vole l'attention. Une image seule la rend. Le Pecha Kucha retire le texte long pour laisser la voix.
Le rythme aide. Toutes les 20 secondes, l'image change, et l'œil se réveille. Pour captiver une audience, la relance est dans le format, pas dans une nouvelle accroche toutes les minutes.
La contrainte protège le message. Vingt secondes obligent à un fait, pas à une liste : le lieu, le chiffre ou la décision. Un discours de 3 minutes demande déjà ce tri. Le Pecha Kucha le découpe en vingt parts égales.
Enfin, vous regardez la salle. Si les mots sont sur l'image, vous les lisez. S'ils sont dans votre bouche, vous levez les yeux.
La structure d'une slide en Pecha Kucha
Chaque slide d'une présentation Pecha Kucha tient en trois temps, à l'intérieur des 20 secondes. Le découpage est le même de la slide 2 à la slide 19. Seules la première et la dernière changent de rôle.
| Temps | Ce que vous faites | Exemple de phrase |
|---|---|---|
| 0 à 4 s | Nommer l'image | Voici l'atelier avant le rangement. |
| 4 à 15 s | Un seul fait | Trois bacs ouverts, aucun nom sur les outils. |
| 15 à 20 s | La phrase à retenir | On cherchait plus qu'on ne produisait. |
Si vous enchaînez sans une fraction de silence, la première phrase de la slide suivante se mélange à la fin de la précédente. Le public ne sait plus quelle image porte quelle idée.

Sur l'image : une photo, un schéma, ou un mot isolé. Zéro à six mots. Pas de puces. Pas de titre répété vingt fois. Si vous ouvrez par un titre, la slide 1 coûte déjà 20 secondes : dites en une phrase ce que la salle va voir, puis avancez.
La fiche de préparation a vingt lignes. Chaque ligne porte le numéro, ce que montre l'image, et la phrase dite. Vous répétez dans l'ordre, avec un minuteur de 20 secondes, pas au feeling.
Trois exemples de Pecha Kucha : entreprise, pitch, formation
Le squelette ne change pas. Seul le sujet change. Ces trois exemples de Pecha Kucha sont des trames. Les faits sont fictifs. Remplacez-les par les vôtres, avec un seul fil jusqu'à la slide 20.
1. Entreprise. Bilan d'un chantier de trois mois. Slide 1 : la promesse du trimestre. Slides 2 à 6 : le point de départ. Slides 7 à 14 : trois décisions, avant et après. Slides 15 à 18 : un chiffre, un imprévu, ce que vous referiez. Slides 19 et 20 : la suite, et qui la porte. Vingt images, pas vingt sujets.
2. Pitch. Vous avez 6 minutes et 40 secondes, pas une minute. Le pitch de 60 secondes reste un autre exercice. Ici, vous avez la place d'une scène. Slide 1 : la situation. Slides 2 à 5 : le frottement. Slides 6 à 12 : ce que vous changez, une étape par slide. Slides 13 à 17 : une preuve et un schéma d'usage. Slides 18 à 20 : la demande. La dernière slide reste presque vide.
3. Formation. Vous enseignez un geste, pas un catalogue. Slide 1 : le geste en une phrase. Slides 2 à 8 : l'erreur la plus courante. Slides 9 à 15 : le geste juste, décomposé. Slides 16 à 19 : un cas d'atelier. Slide 20 : la consigne à pratiquer juste après. Après 6 minutes et 40 secondes, vous coupez l'écran et le groupe fait l'exercice.
Les erreurs fréquentes en Pecha Kucha
Cinq erreurs reviennent, en entreprise comme en pitch ou en formation. Elles se voient dès la première répétition chronométrée.

Le discours sur la slide. Vingt puces, et vous lisez. La salle lit aussi. Une image, six mots maximum.
Vingt sujets au lieu d'une histoire. Chaque slide ouvre un thème nouveau. Un Pecha Kucha raconte une seule chose, en vingt plans.
Parler plus vite pour tout dire. Si le texte ne tient pas en vingt secondes, on le coupe. On n'accélère pas le débit.
Répéter sans l'avance automatique. À la main, vous attendez la fin de votre phrase. Le jour J, la slide part. Répétez avec le défilement, deux fois, debout.
Brûler la slide 1 en salutations. Le bonjour tient en une ligne. Le sujet commence tout de suite. Gardez aussi une chute de cinq secondes, si la slide 20 arrive trop tôt.
Répéter ce format avant le jour J
Tenir 6 minutes et 40 secondes sans lire, pendant qu'une image change toute seule, se répète debout. À la formation prise de parole en présentiel à Paris, le travail se fait en petit groupe, sur deux jours : voix, regard, débit, et vos propres supports. Vous pouvez venir avec vos vingt images. On cale chaque phrase sur le minuteur, puis on la dit face au groupe.
Ce qu'il faut retenir
Un Pecha Kucha, c'est 20 slides de 20 secondes, avance automatique, 6 minutes et 40 secondes. Une image, une idée, une phrase. Le format tient à l'oral parce qu'il empêche la lecture et impose un rythme. En entreprise, en pitch ou en formation, le fil reste unique. Les ratés viennent du texte à l'écran, du trop-plein de sujets, et d'une répétition sans minuteur.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un Pecha Kucha ?+
Que mettre sur une slide de Pecha Kucha ?+
Quelle est la différence entre un Pecha Kucha et un PowerPoint ?+
Peut-on faire un pitch en Pecha Kucha ?+
Comment s'entraîner à une présentation Pecha Kucha ?+
Le Pecha Kucha convient-il en formation ?+


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